S’ouvrir grâce à une retraite de méditation

By 6 mai 2024 Divers

Participer à une retraite

Il y a quelque temps, j’ai participé à une retraite de méditation. Dans ce genre de cours, chaque étudiant se voit attribuer une place dans la salle de méditation, qui sera son petit espace pendant les dix jours de la retraite. Nous étions une cinquantaine, tous assis en rang, sans beaucoup d’espace pour nos coudes.
 
Et au cours des premières séances, j’ai remarqué une certaine irritation monter en moi. La femme à ma droite allongeait ses jambes vers l’extérieur, de sorte que ses pieds se trouvaient juste en face de moi. Elle avait également apporté sa bouteille d’eau dans la salle, ce qui n’était pas autorisé, et tandis qu’elle buvait, j’avais du mal à me concentrer.
 
À ma gauche, il y avait un homme qui n’arrêtait pas de se frotter les pieds, ce qui, dans la salle silencieuse, donnait l’impression qu’il ponçait des planches à quelques centimètres de mes oreilles. Et puis pendant que le professeur parlait, quelqu’un d’autre griffonnait dans un bloc-notes et en tournait bruyamment les pages.
 
Dans un tel contexte, il est naturel de se trouver amené à juger les autres et d’être irrité par eux. Aussi je savais que pour atténuer mes frustrations, la solution n’était pas de changer leur comportement. C’était à moi qu’il appartenait de changer ma réaction à ces comportements.
 
L’un des jugements qui ne cessait de se manifester était que certains des étudiants ne semblaient pas prendre ce travail au sérieux. Tout le monde ne devrait-il pas travailler aussi dur que moi ? Pourtant, j’ai commencé à remettre en question cette croyance. Peut-être que mes frustrations étaient un signe que je ne travaillais pas de la façon la plus équilibrée qui soit. Ces autres étudiants ne faisaient que prendre soin d’eux-mêmes. Peut-être devrais-je faire la même chose.

S’ouvrir et lâcher prise lors de la retraite de méditation

 
Alors j’ai commencé à jouer. J’ai lâché prise sur ce que je croyais être une pratique réussie. Et j’ai commencé à me demander ce que cela ferait d’apporter plus de confort, d’affection et de tendresse à ma pratique de la méditation.
 
J’ai alors commencé chaque séance en créant en moi un espace affectueux et tendre pour moi-même, et je me suis concentrée sur la relaxation, ce dont j’ai le plus besoin.
 
Et peu à peu, ce que les autres faisaient a cessé de me déranger. J’ai réalisé que leurs mouvements et leurs bruits ne signifiaient pas qu’ils ne travaillaient pas sérieusement. Cela signifiait simplement qu’ils s’offraient ce dont ils avaient besoin. Et tandis que je prenais soin de moi, mon irritation a lentement disparu. J’ai vu le lien profond qui existe entre le fait de prendre soin de soi, de s’accepter, et l’absence de jugement.
 
Aussi j’aimerais vous inviter à explorer cela, la prochaine fois que des jugements sur les autres se manifesteront dans votre propre vie. Au lieu de pointer du doigt vers l’extérieur, regardez vers l’intérieur. Demandez-vous si cela se produit parce que les personnes qui vous entourent font une chose que vous avez du mal à faire vous-même ou qui vous fait porter un jugement sur vous-même. Voyez s’il y a là une occasion d’apprendre et de changer.
 
Swami Dhyan Giten a dit : « Lorsque nous cessons de juger les autres et nous-mêmes, notre cœur commence à s’ouvrir. »
 
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